Et si le trésor était sous nos pieds…

Au 16e siècle, la ville de Paris avait acquis l’île Louviers qui permettrait aux marchands de bois d’installer leurs stocks mais dans les années 1840, sur ordre du roi Louis Philippe, le bras de la Seine qui sépare l’île Louviers de la rive droite est comblé et le pont de Grammont qui les reliait est détruit. On devine encore les contours de l’île disparue sur les vues aériennes de Paris !

Mais revenons à ces marchands de bois et intéressons-nous tout particulièrement à l’un des plus fortunés de l’époque, Georges Coloni.  Lors de la disparition de l’île Louviers Georges Coloni décidait de transférer sur l’île aux cygnes son stock de bois et une bâtisse abritant sa famille. A l’époque déserte et très peu boisée, l’île aux cygnes présentait l’avantage d’être un peu à l’écart et facile à préserver de la tentation d’autrui de la visiter.

En 1873 le pont de Grenelle qui offrait un passage sur les deux rives s’affaissa mais Goerges Coloni prit entièrement à sa charge sa reconstruction l’année suivante. Et c’est sur le terre-plein, constituant la pointe de l’île au niveau de ce pont qu’une baraque hautement surveillée vit le jour… Il semblerait que le sieur Coloni y conservait précieusement une partie du butin arraché aux lutéciens au Moyen-âge par le pirate Ragnar, lointain descendant du célèbre Viking. Un butin constitué en partie de fragments archéologiques du monument des Nautes, riches bateliers de la Seine à l’époque et de bijoux sertis de pierres précieuses ayant appartenu à la reine Marie de Médicis.

medicis

Cette « baraque » remplacée à l’occasion du centenaire de la Révolution et dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1889 par une réplique de la Statue de la Liberté, œuvre de Frédéric Auguste Bartholdi, offerte à la France par les citoyens français établis aux Etats-Unis.

Mais qu’est-il advenu de ce trésor dont l’histoire a perdu toute trace ? Disparu dans le dernier souffle de Coloni ? Coulé sous la réplique de bronze ?

Alors tous à nos pelles, pioches et brosses et lançons les fouilles du siècle!


3 réflexions sur “Et si le trésor était sous nos pieds…

  1. Ah bah voilà une idée qu’elle est bonne ! Ne vous étonnez pas, si d’hasard vous voyiez cheminer sur l’île, quelque bonhomme ou bonne femme, quelque damoiseau, ou damoiselle armé d’une pioche, pelle voire petite cuillère, creuser, bêcher, labourer… celui-ci ne sera point jardinier mais chercheur de trésor et ne sera point le seul. 🐟🐟🐟🐟🐟🐟

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